EducationPermanenteEtFormationAdulte

lundi, janvier 30, 2006

La formation des adultes en Europe-supplémentaires et sites internet

FOLKEOPLYSNING

La folkeoplysning remonte à des mouvements religieux et populaires du 19ème siècle. Elle consiste en certaines méthodes pédagogiques, une vision particulière de l’être humain,des connaissances et de l’apprentissage. L’éducation à la démocratie et à la citoyenneté active en constitue une part essentielle. Les idées se basent sur le dialogue et la coopération. Les racines du concept se rattachent au peuple qui s’éduquera et s’instruira lui-même par lui-même.Cette philosophie sous-entend que chaque être humain dispose d’un potentiel de développement énorme,qui ne demande qu’à s’épanouir dans un environnement d’apprentissage appropié.La méthode d’apprentissage privilégiée est celle du partage des connaissances avec autrui pour augmenter ainsi son savoir.Les objectifs visent tout à la fois l’épanouissement profesionel et personnel,les discussions de groupe,le respect des règles de la bonne communication,le fait de laisser la parole à chacun à son tour.
La folkeoplysning est du ressort des universités populaires et des cercles d’étude ,et également en Finlande des centres municipaux d’éducation des adultes,et au Danemark,des ONG et des universités populaires du jour.Leurs activités sont gratuites et ouvertes à tous,il n’y a pas d’examens mais un grand nombre des possibilités sont offertes pour accroître sa culture générale.De plus en plus d’activités sont spécialement destinées aux personnes exclues de la société en raison d’un handicap physique,mental ou social,aux immigrés,aux adultes de faible niveau scolaire,aux dyslexiques etc. En règle générale,l’Etat prend en charge 50% des coûts,et les participants règlent le solde,sauf quand il s’agit d’activités spéciales.Environ 25% des adultes des pays nordiques participent chaque année aux cours d’éducation générale dans le cadre de la folkeoplysning.



LEONARDO DA VINCI

Le programme Leonardo da vinci, pilier de l'apprentissage tout au long de la vie
Dans le climat économique actuel, l'Europe est confrontée à un double défi. Premièrement, il est nécessaire de mieux préparer les citoyens européens à l'entrée sur le marché du travail, de manière à réduire le nombre de chômeurs. Deuxièmement, les entreprises ont besoin d'une main-d'œuvre qualifiée pour s'adapter à l'évolution rapide des sciences et des techniques dans un monde de plus en plus concurrentiel. Pour relever ce défi, le programme Leonardo da Vinci de la Commission européenne sert de laboratoire de l'innovation dans le domaine de l'éducation et de la formation tout au long de la vie.
La première phase du programme, de 1995 à 1999, s'étant achevée, le programme communautaire de formation professionnelle Leonardo da Vinci est entré dans sa deuxième phase qui couvre la période de sept ans comprise entre 2000 et 2006. Le programme favorise les projets transnationaux fondés sur la coopération entre les divers acteurs de la formation professionnelle, à savoir les centres de formation, les écoles professionnelles, les universités, les entreprises, les chambres de commerce, etc., en vue d'accroître la mobilité, d'encourager l'innovation et d'améliorer la qualité de la formation. Le programme Leonardo da Vinci vise à aider les personnes à améliorer leur niveau de qualifications tout au long de leur vie.
L'aide communautaire pour la première phase du programme s'élevait à 793.8 millions d'euros, dont environ 40 % ont été affectés à des projets relatifs à la mobilité. Cela revient à dire qu'entre la fin de 1995 et le début de 2001, quelque 125 000 personnes ont reçu une bourse pour un séjour à l'étranger en relation avec une activité professionnelle. En outre, plus de 3 000 projets pilotes et autres au total ont été financés, visant à développer un éventail éclectique de produits de formation dans une variété de supports. Le financement a été augmenté dans la deuxième phase et, au cours de l'année 2001, environ 38 000 personnes ont bénéficié d'une bourse Leonardo da Vinci. Le budget pour la deuxième phase s'élève à près de 1,4 milliard d'euros et le programme est ouvert à 31 pays.
Il est nécessaire maintenant d'exploiter les résultats acquis au cours de la première phase du programme Leonardo da Vinci afin de les consolider et de rendre ce programme plus utile encore à l'individu et à la société d'aujourd'hui. Le programme Leonardo da Vinci est un instrument essentiel des efforts déployés pour mettre en œuvre des stratégies d'éducation et de formation tout au long de la vie qui offrent des synergies entre les politiques européennes de la formation et de l'emploi.
De plus amples informations sur les conditions de participation à un projet Leonardo da Vinci peuvent être obtenues auprès des agences nationales Leonardo da Vinci.
Des vidéogrammes, des brochures et une base de données de bonnes pratiques ont également été réalisés et mis à la disposition du public. Les vidéogrammes et les brochures peuvent être obtenus auprès des agences nationales ou de la direction générale "Éducation et culture" (eac-info@cec.eu.int).



SITES INTERNET POUR L’EUROPE




Information sur la formation des adultes en europe

Actualité européenne de la formation http://www.centre-inffo.fr/maq100901/europe/index.htm

Produits et services du centre de ressources et d'initiatives pour l'international : accompagnement des programmes européens http://www.cr2i.com/cr2i/cr2i.nsf/all/A31E6F01BDB43B23C1256AFF0037070D

Administrer et gérer des financements européens, guide pratique, Ministère de l'éducation nationale, de l'enseignement supérieur et de la recherche, 2000 http://www.cr2i.com/cr2i/cr2i.nsf/all/FF6070EE2FF0BE55C1256B210038D790?opendocument

Fonds social européen en France http://www.travail.gouv.fr/fse/index.html

Sources d'Europe : Centre d'information en France sur l'Europe http://www.info-europe.fr/

Portail de l'Union européenne http://europa.eu.int/index_fr.htm

Portail des formations en Europe, Union européenne http://europa.eu.int/ploteus/portal/home.jsp

Eurydice : réseau d'information sur l'éducation en Europe http://www.eurydice.org/accueil_menu/fr/frameset_menu.html

CEDEFOP : Centre européen de développement de la formation professionnelle http://www.cedefop.eu.int/index.asp

Jacques Delors
http://www.notre-europe.asso.fr/rubrique.php3?id_rubrique=29&lang=fr


Réaliser un espace européenne de l’éducation et de la formation tout au long de la vie
http://europa.eu.int/comm/education/policies/lll/life/communication/com_fr.pdf


E-learning
http://europa.eu.int/comm/education/programmes/elearning/doc/studies/vocational_educ_fr.pdf

http://europa.eu.int/comm/education/programmes/elearning/programme_fr.html


Europass
http://europa.eu.int/eur-lex/lex/LexUriServ/site/fr/oj/2004/l_390/l_39020041231fr00060020.pdf

http://europass.cedefop.eu.int/europass/preview.action?locale_id=3



Systèmes de formation de 25 pays de l’Europe
http://www.cr2i.com/cr2i/cr2i.nsf/all/1E852AF8D641473D80256C92005261CC



Financements européens
http://www.cr2i.com/cr2i/cr2i.nsf/all/FCBC4020DD06DAADC1256AFF00370732


Fonds social européens
http://www.centre-inffo.fr/article.php3?id_article=402


European online academy
http://www.eu-online-academy.org/


Glossaire e-formation,de la formation ouverte et à distance
http://www.educnet.education.fr/superieur/glossaire.htm


http://www.elearningeuropa.info/index.php?doclng=6&page=home&lng=fr


Programme d’action communautaire pour la formation tout au long de la vie 2007-2013
http://europa.eu.int/comm/education/programmes/newprog/index_fr.html


OCDE
http://www.oecd.org/home/0,2605,fr_2649_201185_1_1_1_1_1,00.html

La formation des adultes en Europe

LA FORMATION DES ADULTES EN EUROPE


L’essentiel du message délivré au travers du concept d’éducation et de formation tout au long de la vie est que l’accès à l’apprentissage doit être délié de toutes les contraintes liées à l’âge des apprenants. L’éducation et la formation doivent cesser d’être réservées à certaines classes d’âge et de demeurer une exclusivité des institutions formelles (écoles, universités, etc.). Par conséquent, toutes les pratiques nationales favorisant l’accès à la formation pour les adultes sont vivement encouragées par l’autorité européenne.

L’éducation des adultes devient une réalité avec l’avènement de la société industrielle. Au Royaume-Uni, on trouve dès la première moitié du 19ème siècle les premières études historiques sur l’éducation des adultes (adult education).[1] En France, en Espagne et au Danemark les premières manifestations apparaissent le 19ème siècle aussi. L’éducation des adultes naît à cause de deux forces. D’ une part la bourgeoisie industrielle veut disposer d’une main d’œuvre capable de participer à une activité de production en constante évolution. Par ailleurs les classes laborieuses veulent profiter les nouvelles conditions et possibilités de formation qui les aidera à dépasser la division sociale du travail. Ces deux forces sont rejointes par une troisième direction de développement animée par les classes sociales émergentes, rassemblées autour du processus de construction des nouveaux Etats et tendant à utiliser la formation comme élément d’unification nationale et de renforcement des classes dirigeants.

Le 18ème et 19ème siècle on trouve dans tous les pays de l’Europe industrielle des écoles et de centres de formation professionnelle pour adultes ou jeunes travailleurs. La formation des adultes s’exprimera également par la diffusion de formes de mutuelles et de solidarité éducative (pratiquées en Italie, comme dans d’autres pays européens, par les sociétés de secours mutuel ou les bourses du travail) et par la naissance d’organismes et d’activités d’éducation populaire, comme au Danemark et dans tous les pays scandinaves, des principes de la folkeoplysning[2] définie par l’évêque protestant Grundtvig et ses disciples.

Au début du 20ème siècle on a des interventions qui sont destinées essentiellement à contrôler la gestion des activités de formation scolaire et professionnelle destinées aux jeunes et aux adultes. L’explosion de deux guerres mondiales a pour effet d’arrêter le développement des pratiques et politiques de la formation, effet accentué par l’apparition de gouvernements autoritaires. Après la première guerre mondiale, en 1919, on trouve l’expression « lifelong education » pour la première fois dans un document officiel britannique. L’idée moderne d’éducation des adultes apparaît en Europe occidentale les années ’30,un peu avant la seconde guerre mondiale,et les années ’60 entre dans une phase de croissance continue. Dans la plupart des pays de l’OCDE[3] à partir de 1960 on trouve déjà la formule des cours du soir[4] .Il faut aussi remarquer que nulle part dans les pays OCDE ,le système scolaire n’est à l’origine du mouvement vers la formation permanente .C’est entre partenaires sociaux ,employeurs et syndicats que se sont mis en place de congé formation autonomes par rapport aux systèmes scolaires.[5] Des législations importantes sont adoptées entre 1970-1974 par plusieurs pays européennes,comme la France(1971) [6],la Belgique(1973),Suède(1974).A partir des années ’80 la plupart des pays européennes adoptent des formules de formation en alternance,de développement de la formation en entreprise et en Espagne,France,Italie,Belgique on adopte des formes d’obligation de participation financière.



Objectifs de l'éducation et de la formation tout au long de la vie

Les deux objectifs d'égale importance pour l'éducation et la formation tout au long de la vie sont la promotion d'une citoyenneté active et la promotion des capacités professionnelles afin de s'adapter aux besoins de la nouvelle société de la connaissance et de permettre la pleine participation à la vie sociale et économique. L'éducation et la formation tout au long de la vie visent à fournir aux citoyens les outils essentiels dont ils ont besoin pour s'épanouir et participer activement à la société moderne, y compris les compétences conforme au domaine des nouvelles technologies. Plus spécifique par formation tout au long de la vie, l'UE entend un apprentissage continu, au-delà des savoir de base que sont la lecture, l'écriture et le calcul. Cet apprentissage ne concerne pas seulement les compétences professionnelles mais également tout autre acquisition de connaissance de manière formelle ou informelle. La formation tout au long de la vie, qui doit être ouverte à tous les citoyens, doit permettre de développer la citoyenneté active, l'employabilité, l'adaptabilité, l'insertion sociale et l'épanouissement individuel.

La politique de l’Union européenne

La politique à laquelle s’est ralliée l’Union européenne et aussi un certain nombre d’organisations internationales(OCDE,la Banque mondiale,Unesco)est fondée sur la « théorie du capital humaine »[7] .Cette théorie reconnaît que la formation est un co-investissement et un facteur de la croissance économique,parce qu’elle accroît la productivité. En déclarant l’année 1996 « année de l’éducation et de la formation tout au long de la vie » (décision 95/2493), l’Union européenne officialise sa conversion au nouveau paradigme. Cela constitue la première étape dans l’élaboration d’une politique européenne en formation tout au long de la vie. Plus précisément chaque État membre assume la pleine responsabilité de l'organisation et du contenu de ses systèmes éducatifs et de formation professionnelle. Tout acte d'harmonisation des dispositions légales et réglementaires des États membres est inclu du champ d'application des articles 149 et 150[8].Par conséquence on décide la contribution de l’éducation à la stratégie de Lisbonne avec le projet « éducation et formation 2010 »qui précise les trois buts majeur à attendre d’ici à 2010 :

· Améliorer la qualité et l’efficacité des systèmes d’éducation et de formation dans l’UE
· Assurer que ceux-ci soient accessibles à tous
· Ouvrir l’éducation et la formation au monde extérieur

Le 21 Novembre 2001, la Commission a adopté une Communication intitulée Réaliser un espace européen de l'éducation et de la formation tout au long de la vie[9]. Cette Communication était présentée conjointement par les Commissaires Reding et Diamantopoulou en réponse au mandat du Conseil européen de Feira de "définir des stratégies cohérentes et des mesures pratiques pour rendre l'éducation et la formation tout au long de la vie accessibles à tous".


Les programmes

Les principaux programmes d'action mis sur pied ont été:

1.Leonardo Da Vinci

La première phase de ce programme fondé en 1994 s'est étendue jusqu'au 31 décembre 1999. Elle avait pour principal objectif d'améliorer la qualité et de promouvoir le développement de politiques et d'actions innovatrices au sein des États membres, en encourageant les projets et partenariats transnationaux touchant au domaine de la formation. Entre 1995 et 1999, le programme Leonardo da Vinci[10] a apporté son soutien à plus de 3 000 projets associant pratiquement 60 000 partenaires et mobilisant un investissement total de 730 millions d'euros, pour encourager la mobilité de 130 000 personnes, essentiellement des jeunes. La décision de proroger ce programme a été adoptée en 1999. Le nouveau programme (LEONARDO DA VINCI PHASE II) s'étendra du 1er janvier 2000 au 31 décembre 2006 et est doté d'un budget de 1 150 millions d'euros. Le soutien de la mobilité restera le principal champ d'action du programme LEONARDO. Le Parlement européen a souligné qu'il importe d'accorder la priorité aux personnes exposées au risque d'exclusion. Le programme doit contribuer à éliminer toute forme d'exclusion et d'inégalité et promouvoir l'intégration des personnes handicapées

2.Socrates

Ce programme lancé en 1995 a rencontré un tel succès que sa deuxième phase a été adoptée en juillet 2000 et dotée d'un budget total de 1 850 millions d'euros. Il comprend les :

a)Grundtvig (enseignement pour adultes et autres parcours de formation)

b)Minerva (éducation ouverte et à distance, usages pédagogiques des nouvelles technologies de l'information et de la communication)

Le 14 juillet 2004, la Commission a adopté une proposition pour la prochaine génération de programmes communautaires dans le domaine de l'éducation et de la formation tout au long de la vie. Le nouveau programme d'action intégré dans le domaine de l'éducation et de la formation tout au long de la vie comprend les programmes Leonardo Da Vinci et Socrates(Grundtvig).Les objectifs sont les suivantes :
-150 000 stages Leonardo d’ici à 2013
-25 000 action de mobilité Grundtvig d’ici à 2013 (Bruxelles, le 14.7.2004
COM(2004) 474 final
2004/0153 (COD)

3.E-learning

Lorsqu'elles sont correctement utilisées, les technologies de l'information et de la communication (TIC), peuvent contribuer de manière significative à améliorer la qualité de l'éducation et de la formation et à faire de l'Europe une société de la connaissance.
La Commission européenne soutient et complète activement les efforts importants consentis par les États membres de l'Union européenne dans ce domaine. Grâce à l'initiative et au plan d'action eLearning[11], elle a acquis une expérience notable en matière d'aide à la coopération, à la mise en réseau et à l'échange de bonnes pratiques au niveau européen.
Le programme eLearning constitue une étape supplémentaire vers l'utilisation de la technologie au service de l'apprentissage tout au long de la vie. Il porte sur un ensemble d'actions dans des domaines hautement prioritaires, choisis en raison de leur importance stratégique pour la modernisation des systèmes d'éducation et de formation en Europe.

4.Europass

Ce programme fondé en 15/12/2004 se révèlera particulièrement utile aux personnes se rendant à l’étranger pour apprendre ou travailler. En effet, grâce à l’Europass[12], les employeurs identifieront plus aisément les qualifications et compétences des demandeurs d’emploi originaires d’autres États membres de l’Union européenne. C’est un cadre communautaire unique pour favoriser la transparence des qualifications et des compétences par la création d'un portefeuille personnel et coordonné de documents, dénommé «Europass», que les citoyens peuvent utiliser, à titre facultatif, pour mieux faire connaître et présenter leurs qualifications et compétences dans toute l'Europe.






« Les insuffisances du système sont criantes…la possibilité d’offrir une deuxième ou troisième chance de formation au cours de la vie professionnelle ne s’est pas traduite dans les faits. »[13]Jacques Delors[14].C’était un peu plus tard,en 1996,quand la Communauté Européenne publiait le « Livre Blanc »[15].Le message délivré est,parmi autres,que la formation continue doit permettre à chaque travailleur de maintenir,tout au long de sa vie active,sa employabilité,c'est-à-dire sa capacité à trouver un employeur à qui il apporte son « capital humaine »[16].Ensuite,on remarque le projet « Scénarios et stratégies pour la formation professionnelle et l’apprentissage tout au long de la vie » .Onze pays ont participé au projet qui était sous la responsabilité du Cedefop,en collaboration avec la Fondation européenne pour la formation.[17] Les principales stratégies de ce projet sont aussi par rapport à la dimension économique,comme le développement des institutions responsables de la formation professionnelle[18].Mais dans quelles conditions peuvent ces stratégies avoir des résultats « suffisants » ? Les systèmes des formations sur chaque pays sont différents. Il y a des pays qui se développent maintenant la formation continue et d’autres qu’ils ont beaucoup d’histoire et par conséquence d’évaluation de système de la formation des adultes[19]. Les conditions économiques sont différentes aussi. En Royaume Uni seulement 16% travaillent directement pour l’Etat,en contraire en Espagne c’est 56%.[20] Un scénario possible serait peut-être « un marché planétaire unique »[21] .C’est un élément qui fixe probablement,un nouvel objectif stratégique pou l’Union européenne : « L’Union doit devenir l’économie de la connaissance la plus compétitive et la plus dynamique du monde, capable d’une croissance économique durable accompagnée d’une amélioration quantitative et qualitative de l’emploi et d’une plus grande cohésion sociale » (Conseil européen, Lisbonne, mars 2000).[22]
Il ne faut pas manquer que la formation des adultes est tout d’abord de la formation, une partie de l’éducation. De la part d’une autre interprétation,celle de la culture,la formation des adultes doit être le moyen pour chacun citoyen sera capable de favoriser le souci de son développement personnel par l’accès aux grands œuvres de la culture. La motivation ne pourrait pas être forcement l’amélioration de travail,les deux cotés peuvent coexistent. C’est l’idéale pour une formation personnelle totale qui conduit à la collaboration et évaluation européenne,en conduisant à la développement de la démocratie et de la paix. Pourtant,comme la formation des adultes est permanente la paix et la démocratie doivent rester permanentes.







ANNEXE

Article 149

1.La Communauté contribue au développement d'une éducation de qualité en encourageant la coopération entre Etats membres et, si nécessaire, en appuyant et en complétant leur action tout en respectant pleinement la responsabilité des Etats membres pour le contenu de l'enseignement et l'organisation du système éducatif ainsi que leur diversité culturelle et linguistique.
2. L'action de la Communauté vise:
à développer la dimension européenne dans l'éducation, notamment par l'apprentissage et la diffusion des langues des Etats membres;
à favoriser la mobilité des étudiants et des enseignants, y compris en encourageant la reconnaissance académique des diplømes et des périodes d'études;
à promouvoir la coopération entre les établissements d'enseignement;
à développer l'échange d'informations et d'expériences sur les questions communes aux systèmes d'éducation des Etats membres;
à favoriser le développement des échanges de jeunes et d'animateurs socio-éducatifs;
à encourager le développement de l'éducation à distance.
3. La Communauté et les Etats membres favorisent la coopération avec les pays tiers et les organisations internationales compétentes en matière d'éducation, et en particulier avec le Conseil de l'Europe.
4. Pour contribuer à la réalisation des objectifs visés au présent article, le Conseil adopte:
statuant conformément à la procédure visée à l'article 251 et après consultation du Comité économique et social et du Comité des régions, des actions d'encouragement, à l'exclusion de toute harmonisation des dispositions législatives et réglementaires des tats membres;
statuant à la majorité qualifiée sur proposition de la Commission, des recommandations.

Article 150

1. La Communauté met en oeuvre une politique de formation professionnelle, qui appuie et complète les actions des Etats membres, tout en respectant pleinement la responsabilité des Etats membres pour le contenu et l'organisation de la formation professionnelle.
2. L'action de la Communauté vise:
à faciliter l'adaptation aux mutations industrielles, notamment par la formation et la reconversion professionnelle;
à améliorer la formation professionnelle initiale et la formation continue afin de faciliter l'insertion et la réinsertion professionnelle sur le marché du travail;
à faciliter l'accès à la formation professionnelle et à favoriser la mobilité des formateurs et des personnes en formation, et notamment des jeunes;
à stimuler la coopération en matière de formation entre établissements d'enseignement ou de formation professionnelle et entreprises;
à développer l'échange d'informations et d'expériences sur les questions communes aux systèmes de formation des Etats membres.
3. La Communauté et les Etats membres favorisent la coopération avec les pays tiers et les organisations internationales compétentes en matière de formation professionnelle.
4. Le Conseil, statuant conformément à la procédure visée à l'article 251 et après consultation du Comité économique et social et du Comité des régions, adopte des mesures pour contribuer à la réalisation des objectifs visés au présent article, à l'exclusion de toute harmonisation des dispositions législatives et réglementaires des Etats membres.






[1] Institut De l’Unesco pour l’éducation Glossaire de l’éducation des adultes en Europe ,1999

[2] document au dossier supplémentaires

[3] Organisation de Coopération pour le Développement Economique, sites internet

[4] Elle est remise en cause notamment par le mouvement syndical

[5] Claude Dubar ,La formation professionnelle continue ,5ème édition,La Découverte 2004,Repères 28 ;

[6] loi fondatrice de la formation professionnelle qui a rebaptisée loi « Delors »

[7] Pour l’éducation permanente ,Didier Gélot- Frédéric Neyrat-Agnès Pélage ,Annexe 2, 2005 éditions Syllepse et Fondation Copernic

[8] Annexe

[9] dossier supplémentaires-sites internet

[10]document au dossier supplémentaires-sites internet

[11] dossier supplémentaires-sites internet

[12] dossier supplémentaires-sites internet

[13] déclaration faite au 20ème anniversaire du service de formation continue de l’Institut d’études politiques de Paris,3/11/1994,Le Monde 5/11/1994

[14] L’ « architecte » de la formation tout au long de la vie,président de la Commission européenne 1985-1995,voir dossier-sites internet

[15] sous titré Vers la société cognitive ,Commission Européenne,Luxembourg 1996

[16]La formation professionnelle continue ,Claude Dubar,La Découverte,5ème édition

[17] Le Max Goote Expert Centre de l’université d’Amsterdam en assuré la coordination technique et scientifique.

[18]La formation professionnelle continue -Enjeux sociétaux Jean Luc Guyot,Christine Mainguet Béatrice Van Haeperen,

[19] voir « systèmes de formarion des 25 pays de l’Europe »,sites internet

[20]Fonction publique et formation continue en Europe,L’Harmattan,1997,Collection

[21] C’est une partie de la Cellule de prospective,créé par Jacques Delors. La cellule de prospective a élaboré l’idée de la cohésion sociale,développement des institutions,adaptabilité économique La formation professionnelle continu-Enjeux sociétaux,de boeck éditions,Jean-Luc Guyot,Christine Mainguet,Béatrice Van Haeperen

[22] Journal officiel des Communautés Européennes ;L22 ?24/1/2001

vendredi, janvier 13, 2006

Introduction générale à l'éducation permanente et à la formation d'adultes.

Le sujet traité annonce bien des pistes, que ce soit sur l'histoire de ces notions ou sur les méthodes utilisées .

Pour ne pas nous perdre nous avons décidé d'orienter notre essai en plusieurs chapitres donc vous pourrez vous référer à l'une ou l'autre des parties selon que votre recherche se porte plus sur l'histoire ou sur les organismes actuels.

Même si notre ouvrage n'a pas l'arrogance de se vouloir exhaustif, il est pourtant complet et cherche à observer et à rendre compte des objectifs et des aboutissants de l'éducation permanente et de la formation d'adultes. C'est son évolution qu'il a fallu retracer pour finalement avoir les raisons de son expansion. Parce qu'aujourd'hui, elle est un sujet important au sein des politiques.

mercredi, janvier 11, 2006

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dimanche, janvier 08, 2006

CR séance du 06/01/06

Compte-rendu
De la séance du vendredi 6 janvier 2006.

Le prof a commencé cette séance par la projection du compte-rendu du 16 décembre 2005. Il a relevé la difficulté pédagogique que la validation de travaux de groupes peut et a représenté.
A la suite de ça, il nous a rappelé les critères de validations sur lesquels nous nous étions accordés lors de cette séance :
1- la pertinence du travail du groupe. Pour cela, il doit être coordonné.
2- par un système de « générique » final précisant le travail effectué par chacun, la qualité de ce travail et de l’investissement individuel.
Le prof nous a précisé que nous devions faire la différence entre d’un côté, l’habitus scolaire qui suppose un travail individuel et de l’autre, le travail de groupe qui suppose une coordination et nous introduit dans une logique de travail à caractère plus professionnel.

Ensuite, Redouane a projeté le blog. Il nous a redonné l’adresse ( http://educationpermanenteetformationadulte.blogspot.com) et précisé le fonctionnement de cet outil de travail (cf la séance dernière).
A partir du plan, le prof a animé un échange pour faire le bilan de ce qui a été mis sur le blog depuis la dernière fois. Pour les groupes :
- « Biographie et sites Internet » a choisi de diviser les données en deux grandes parties. Lors de cette séance, le groupe va travailler sur les synthèses correspondant à chacune de ces parties. Reste à ordonner les ouvrages et ajouter les revues. Marie-Audrey a posté un message pour demander les sources générales de tous les groupes. Il lui manque les sources de « formes et exemples de l’éducation permanente ». Camille ne dispose pas de toutes les informations et demande aux membres de son groupe de les lui transmettre.
- « Histoire » : les fondateurs sont présentés par une biographie complète mais leur méthode ne figure pas pour tous car le volume du texte serait trop important. Il reste à peaufiner l’ensemble du corpus. D’auprès le prof, c'est normal. Il nous reste deux séances pour ça. Pour ce qui restera « en plus », les textes pourront correspondre à des pages supplémentaires. Le texte de base, lui, correspond à une quantité de 10 à11 pages sans les biographies. Où il manque deux auteurs : Condorcet et Lengrand.
- « Définition des termes « estime le travail comme fait à 75%. Ce qui représente 11 à 13 pages au total. Ce n’est pas un document intermédiaire.
- « Formes et exemples » : il reste du remaniement à faire mais, dans l’ensemble, c'est plus ou moins fini. Le groupe va voir lors de cette séance s’il faut modifier de choses.

En deuxième partie, le prof nous a proposé deux formes de travail :
- en petits groupes
- ensemble : regarder ce qui a déjà été produit et faire une critique et des suggestions.
La majorité s’oriente vers le travail en petits groupes.

Par Mélissa

lundi, janvier 02, 2006

biographie

ABBE GREGOIRE HENRI (1750-1831)

Ecclésiastique et homme politique français, défenseur de l'émancipation des Juifs pendant la Révolution française, qui fut le premier à prêter serment à la Constitution civile du clergé. A l'initiative de l'abolition de l'esclavage ou développant la motion de 1'abolition de la royauté il refuse cependant de voter la mort du roi cette décision étant en contradiction avec ses convictions contre la peine capitale...

Né à Vého, en Lorraine, Henri Grégoire, fils d'un modeste artisan, fit ses études chez les jésuites de Nancy puis au séminaire de Metz. Ordonné prêtre en 1775, curé du petit village lorrain d'Embermesnil à partir de 1782, il n'hésita pas à voyager, notamment en Suisse et en Allemagne, et à se tenir au courant de la vie intellectuelle de son époque. En 1788, il publia son Essai sur la régénération physique, morale et politique des Juifs, dans lequel il réclamait pour cette population alors tenue en marge un statut lui conférant une véritable dignité. Élu député du clergé aux États généraux de 1789 , il fut l'un des premiers membres du clergé à rejoindre les députés du tiers état. Très actif lors de la nuit du 4 août, il demanda vainement, lors de la discussion préparatoire à l'adoption de la Déclaration des droits de l'Homme, que fût également élaborée une déclaration des devoirs. En septembre 1791, il réussit à faire consacrer le principe de l'égalité civile des Juifs. Le premier à avoir prêté serment à la Constitution civile du clergé, il fut élu évêque constitutionnel de Blois en 1791 ; la même année, il fut envoyé par le département du Loir-et-Cher à la Convention, où dès la première séance, il se prononça pour l'instauration de la République. En 1793, pourtant, envoyé en mission à l'armée du Mont-Blanc, il écrivit à la Convention qu'il refusait de voter la mort du roi, restant fidèle à l'opposition qu'il avait manifestée à l'endroit de la peine capitale. Incessante, son action se développa en faveur de la promotion du français, qu'il voulait rendre obligatoire dans l'enseignement, l'unité linguistique devant selon lui faciliter la cohésion de la République, mais également en faveur de l'instruction publique (il fut à l'origine de la création du Conservatoire des arts et métiers, du Bureau des longitudes et de l' Institut de France , dont il fit partie) et de la lutte pour l'égalité : c'est à son initiative que fut votée, le 4 février 1794, l'abolition de l'esclavage, qui sera rétabli par Napoléon Bonaparte, puis à nouveau aboli par le décret du 27 avril 1848 de Victor Schoelcher.
Il décède à Paris à l'emplacement actuel du 44 boulevard Raspail. Le jour de son décès, l'archevêque de Paris – le très légitimiste Monseigneur de Quélen – s'opposa à ce qu'il reçût les derniers sacrements ; il exigeait de Grégoire sa renonciation au serment de la Constitution civile du clergé. Le vieil évêque refusa tout net. L'abbé Guillon, malgré les ordres de sa hiérarchie, accepta d'accéder sans condition aux désirs du mourant. L'autorité romaine ferma l'église à sa dépouille, mais rassemblées autour de La Fayette, deux mille personnes accompagnèrent le corps de l'évêque gallican au cimetière Montparnasse.
Ses cendres ont été transférées au Panthéon le 12 décembre 1989, à l'occasion des fêtes du bicentenaire de la Révolution française, le même jour que Monge et Condorcet.

méthode :
L’ABBE GREGOIRE traduisait un objectif ambitieux de développement de la connaissance tout au long de la vie. A l’origine le projet présenté à la convention le 29 septembre 1794 s’appuie sur l’exposition et la démonstration de modéles et de machines en fonctionnement. La technique évoluant, il ne suffit plus de montrer et d’expliquer, il faut encore demontrer et enseigner.
Les premiers cours ont lieu en 1796, les premieres chaires de mécanique appliquée , chimie appliquée et économie industrielle sont créées en 1819 par ordonnance de Louis XVIII.
La philosophie de l'enseignement est la diffusion de la connaissance : le "foyer" rayonne librement la connaissance créée ou rassemblée et mise en forme par un professeur. Initialement fixés en début d'après midi, les cours sont rapidement reportés le soir pour permettre aux ouvriers et aux artisans de les suivre (à cette époque, les personnes fortunées n'avaient pas beaucoup d'intérêt pour la technique). Toutefois les cours seront rétablis l'après midi de 1825 à 1828, les cours étant jugés subversifs pour les "masses laborieuses" par Charles X. Un arrêté du 19 janvier 1854 demande au professeur d'assurer deux cours par semaine du 1er novembre au 30 avril, la durée de chaque cours ne devant pas dépasser une heure trente. Des pratiques encore en vigueur aujourd'hui.
Aujourd’hui, on y trouve des formations diplômante et certifiante, des formations à distance, une école d’ingénieur ainsi que la possibilité de faire valider ses acquis.

CONSEQUENCES (chronologie):
1794Création du Cnam 1819 Le dépôt des machines exposées pour instruire devient le lieu d'un enseignement technique et industriel supérieur. Les 3 premières chaires sont créées : mécanique, chimie appliquée aux arts et économie industrielle 1902 Les premiers diplômes apparaissent. 73000 auditeurs fréquentent alors l'établissement. 1922 Le diplôme d'Ingénieur du Conservatoire est créé par décision ministérielle avec 14 spécialités 1952 Création du réseau Cnam : Le savoir se décentralise en province 1986 Création de l'Arcnam des Pays de la Loire, le premier centre de notre région (Le Mans) date cependant de 1958 1994 Célébration du bicentenaire du Conservatoire 2002 Création de l'Arcnam de Bretagne. Les centres de Brest et de Rennes fonctionnent depuis 1960. 2004 Ouverture de deux antennes de formation, rattachées au centre de Vannes, à Lorient et Pontivy.
Il y a 14 diplômés en 1910, 20 en 1930. Le CNAM forme 28 ingénieurs avant la deuxième guerre mondiale (variation entre 3 et 9 ingénieurs par an dont 2 à 4 pour la Métallurgie et la mécanique industrielle). En 1950, on atteint 30 diplômés (tous diplômes) dans l'année, en 1961 on atteint plus de 100 diplômés par an. En 1994, 781 diplômes d'ingénieur (dont 126 dans les instituts du CNAM) seront délivrés. Il y a environ 70 ingénieurs du CNAM sur la zone industrielle.
En 1943, 14 000 auditeurs fréquentent le Conservatoire, en 1994 ils seront 100 000 auditeurs (dont 44 000 dans les centres associés). .

CONDORCET (1743-1793)

Biographie :
Jean Antoine Nicolas Caritat, Marquis de Condorcet, est né le 17 septembre 1743 à Ribemont, en Picardie.
Celui-ci fut notamment mathématicien, philosophe et un homme politique français.

Il rentre à l’académie des sciences en 1769 à 26 ans et en devient le secrétaire. Puis en 1782 à l’académie française. Il combat la peine de mort et l’esclavage, et lutte en faveur de l’égalité des droits et de la justice.

Dans sa jeunesse, celui-ci consacra divers travaux aux mathématiques et à l’économie ainsi qu’ à la philosophie politique. Il participa aussi à la Révolution de 1789 et fut élu à l’Assemblée législative.

Député à l’assemblée et à la convention, il propose un projet de réforme de l’instruction public en 1792, il prévoit cinq niveaux d’instruction :
۰ les écoles primaires
۰ les écoles secondaires
۰ les instituts
۰ les lycées
۰ la société National des Sciences et des Arts

Les 20 et 21 avril 1792, Condorcet présente à l’Assemblée un rapport et un projet de décret sur l’organisation générale de l’instruction public en matière de l’éducation permanente.

Les idées novatrices de gratuité, d’obligation, de laïcité et d’universalité de l’enseignement qu’il défend ne seront mise en application qu’un siècle plus tard ;
Proche des Girondins, il ne vote pas la mort de Louis XVI, ce qui l’oblige à se cacher, à partir de Juin 1793 jusqu’à ce que les agents de la terreur le retrouve, l’arrête et le mettent en prison.
Condamné à mort, il s ‘empoisonne à Bourg-la-Reine le 29 mars 1794 pour échapper à l’échaffaud.

Méthodes :

Condorcet se distingue pour trois grandes raisons sur le terrain de l’éducation :
• sa pensée
• son œuvre
• son action

Il se distingue néanmoins par sa qualité de philosophe de « l’éternel éducatif » . Celui-ci fut l’un des premiers à défendre l’idée d’une éducation permanente.
Il crée un projet d’Institution publique dont l’un des objectifs est l’instruction universelle, permanente et gratuite. Ce projet vise les personnes de tout âge et de tous milieux sociaux. Les rôles de cette institution publique sont principalement la préparation des élèves à la citoyenneté et plus tard, la préparation à un emploi.
Tel est le pari de Condorcet développé en 1792 dans son projet d’organisation de l’Instruction Publique. Le rapport complet a été présenté le 20 et 21 avril 1792 à l’Assemblée Nationale par lui-même au nom du Comité d’Instruction Publique en cet an I de la République.
Paradoxalement, la société industrielle dominée par le temps de travail ne pouvait réaliser pleinement le projet d’éducation de Condorcet.
Aujourd’hui, une fois dépassées il apparaît la réalisation des espoirs de Condorcet dans une éducation permanente.
Que signifie alors l’instruction par rapport à l’éducation dans le langage de 1792 ou deux cents an après ?
Elle concerne ce que Condorcet appelait l’instruction des adultes. C’est aussi une partie de l’information d’aujourd’hui soustraite à la dynamique envahissante de la propagande ou de la publicité.
Celui-ci se voyait au-delà de l’école, non que par les leçons, mais aussi par des fêtes collectives périodiques pour tous les âges. Aujourd’hui, les premières ont pris place dans les établissements scolaires mais aussi en dehors (entreprises, associations, …) avec des formes multiples et variées, mais surtout ces fêtes collectives sont complétées et souvent remplacées par les activités de loisirs de la soirée, du week-end, des vacances …
« De ce mouvement historique » que fut Condorcet, des voix s’élèvent de plus en plus pour une révision, des fondements historiques de ce qui fut l’avant-garde de notre passé républicain. L’objectif prioritaire est bien de découvrir dans la société d’aujourd’hui les nouvelles bases plus solides d’une obligation scolaire modifiée à l’intérieur d’un processus permanent de formation initiale et continue.
Dans une telle bataille à long terme, l’exemple de Condorcet peut encore une fois nous servir de guide. Il a rencontré plusieurs obstacles mais sa tranquillité d’âme, sa persévérance à faire avancée « les lumières » dans les pires conditions hostiles nous impressionnent. Il n’a jamais désespéré ni de ses convictions humanistes, ni de ses convictions politiques, malgré les barrières insurmontables sur lesquelles il a buté dans cette année terrible de 1793 où il allait trouver en prison une mort suspecte.
De ce fait malgré le siècles passés, Condorcet a marqué les esprits dans l’éducation permanente mais aussi dans divers sujets politiques, philosophiques… jusqu’à nos jours étudiés. L’exemple même d’un grand respect que Voltaire adresse à Condorcet, (Voltaire mourrant envoyait une lettre le 20 septembre 1777, au jeune Condorcet) cette lettre se termine par cette parole d’une simplicité quasi biblique, inhabituelle dans la bouche du philosophe : « Je vous aime et je vous respecte en esprit et en vérité ».

DESROCHE Henri :

Biographie :
Henri Desroche, est né le 12 avril 1914 à Roanne. Ses parents étaient ouvriers d’ascendance paysanne.
Entre 1920 et 1935, il suit une scolarité primaire et secondaire à Roanne, puis il entreprend des études supérieures en philosophie et en théologie.
Après son service militaire (1935-1939), il est mobilisé pendant la guerre (1939-1940). Enfin, Desroche reprend ses études en 1941, et commence de nombreux travaux en sociologie et en histoire de la philosophie.

En 1948, il fonde la revue « Idées et Forces », puis en 1951 il intègre le CNRS et mène entre autre des recherches sur l’Histoire des communautés, les utopies du XIXème siècle.
En 1953, il crée le bureau d’études coopératives et communautaires : BECC, puis il crée en 1957 la revue du BECC : Archives internationales de sociologie de la coopération et du développement. A cette même date, il fonde également le Collège coopératif qui constituera sa méthode de recherche-action.
Il travailla dans le courant des années 1970 sur une thèse d’état intitulée « Messianismes, utopies et sociologie des religions », et entrepris d’autres travaux de recherches. En parallèle il fait différents voyages entre 1977 et 1987, surtout en Afrique francophone et Amérique latine.

Le 1er juin 1994, Henri Desroche décède.

Sa méthode : Le collège coopératif
Nous avons pris ici, la création du Collège coopératif de paris.
Le Collège Coopératif (Paris) est un organisme de formation supérieure pour adultes créé en 1959 par Henri DESROCHE, alors professeur à l’École des Hautes Études en Sciences Sociales. Son objectif principal était d’offrir aux personnes adultes ayant une expérience professionnelle et/ou bénévole confirmée une formation supérieure basée sur la reconnaissance et la validation des acquis de ces adultes.
Pour ce faire, H. DESROCHE propose le Diplôme des Hautes Études des Pratiques Sociales (DHEPS) qui est une formation de niveau bac+4 dont la validation passe par une convention avec plusieurs universités.

La pédagogie utilisée par le Collège Coopératif (Paris) est issue de la démarche de recherche-action permettant ainsi aux adultes de réaliser une recherche autour de leurs pratiques et de l’expérience dans l’objectif de les améliorer. Il s’agit en effet de proposer des formations de type coopératif par l’élaboration mutuelle et l’entraide dans le cadre d’ateliers méthodologiques et d’offrir un appui personnalisé à chaque étudiant jusqu’à la soutenance de son mémoire devant un jury présidé par l’Université de validation.
Pour accéder à ces formations, les candidats doivent avoir une expérience professionnelle et/ou bénévole confirmée et un projet de recherche-action autour de cette expérience. Un ou plusieurs entretiens approfondis avec chaque candidat permettent l'identification de ses acquis expérientiels, la compréhension de sa demande de formation et surtout la mise en place d'un programme individualisé adapté à sa situation. L'inscription définitive est prononcée par la Commission pédagogique du Collège Coopératif (Paris).

DUMAZEDIER Joffre

Né le 30 décembre 1915 à Taverny (Val-d'Oise), Joffre Dumazedier doit son prénom au maréchal éponyme. De son père, mort à Verdun, il a toujours gardé la montre. Boursier au lycée Voltaire, à Paris, poussé par sa mère et son instituteur, il est encouragé dans un milieu défavorisé, ce qui l'incite à relever un défi : comment ses anciens camarades de l'école primaire, devenus maçon, plombier ou menuisier, peuvent-ils avoir accès aux connaissances qu'il a acquises au lycée? A 20 ans, il est pionnier du mouvement d'éducation populaire des auberges de jeunesse. Sa méthode d'"entraînement mental" est reconnue en 1988 comme base pour la formation des adultes.
Résistant dès 1939, Joffre Dumazedier rejoint l'École des cadres d'Uriage, aux côtés d'Hubert Beuve-Méry et Benigno Cacérès. De 1943 à 1945, il forme les équipes volantes du maquis du Vercors. Ayant échappé à la mort, il refuse toute décoration à la Libération. Militant de l'autonomie du culturel face au politique, il fonde, en 1945, le mouvement Peuples et Cultures, qu'il préside pendant vingt-deux ans. En 1953, il crée, au CNRS, l'équipe du "Loisir et des modèles culturels" et, en 1956, le comité de recherche sur le loisir au sein de l'Association internationale de sociologie. En 1968, il crée à la Sorbonne, dont il est professeur émérite, la première chaire de socio-pédagogie des adultes. Professeur honoris causa de plusieurs universités étrangères, une fondation porte son nom à Bogota
Par ses observations historico-empiriques sur les changements culturels introduits dans l'équilibre des temps sociaux de la vie quotidienne par la réduction drastique du temps de travail ouvrier et employé – de 4 000 heures par an à 1 500 heures en moins d'un siècle et demi –, Joffre Dumazedier a mis en lumière l'ensemble caché du temps libre, fait de mille loisirs émiettés, à la fin de la journée, de la semaine, de l'année de travail. Il a analysé comment ce temps libéré a modifié l'expression de soi, les relations avec autrui, le rapport à la nature. Ces changements de valeurs entrent désormais en interaction avec des temps socialement contraints (travail) ou engagés (religieux et politiques). Mais ces mutations restent largement sous-estimées ou ignorées.
A l'âge de 87 ans, le père de la civilisation du temps libre écrivait et travaillait. En juillet, il avait publié Penser l'autoformation. Son quatorzième livre, Sociologie et XXI e siècle, reste en cours. Il participait à un projet innovant dans une ZEP, à Sevran, avec les enfants et les enseignants d'une école.
Dans son village de Châteaurouge (Oise), Joffre Dumazedier réunissait amis et étudiants au milieu des oiseaux. De nombreux ouvrages rendent hommage à sa pensée émancipatrice (dont Temps libre et modernité. Mélanges en l'honneur de Joffre Dumazedier. L'Harmattan/Presses universitaires du Québec, 1993). Fidèle à Condorcet, aux progrès de l'esprit humain, il était une force et une conscience. Il a souhaité que son corps soit légué à la science.
Le sociologue Joffre Dumazedier est mort, mercredi 25 septembre 2002, à l'hôpital Henri-Mondor, à Créteil (Val-de-Marne), à la suite d'un malaise soudain. Il a marqué de manière irréversible le champ de la pensée et de la sociologie du temps libre. Son livre Sociologie du loisir, traduit dans de nombreuses langues, est une référence dans les sciences sociales.

Champ de recherche :

Son champ de recherches sociopédagogiques est le loisir. Il s’illustre par des travaux où il montre que le loisir fait l’objet d’une organisation tout à fait originale. Ce n’est plus une récupération du travail mais une compensation. On y invente des pratiques et affirme des valeurs. Vers une civilisation du loisir ? Paru en 1962 est devenu depuis un classique. L essentiel de sa vie de chercheur a été consacré à l’observation méthodique de ce fait social en interaction complexe et dialectique avec tous les autres.
Son hypothèse fondamentale est que le loisir, loin d’être un phénomène secondaire, est producteur d’un nouvel équilibre entre l’individualité et la collectivité, à tous les âges de la vie. L’un de ses derniers livres, La révolution culturelle du temps libre, 1968-1988 montre aussi que le loisir, étant le temps social préféré de la majorité des adolescents et le plus varié par ses activités, est un champ dont les valeurs et contre valeurs interfèrent avec celles de l’étude, du travail, de la citoyenneté.Ensuite, Joffre Dumazedier c’est intéressé à la question : Comment la formation initiale peut elle devenir une initiation dès l’adolescence et la préadolescence à une formation continuée à tous les âges de la vie dans un contexte social plus hostile que favorable ? Ou plus précisement : comment, en relation avec l’acquisition l’instruction necessaire, l’exercice scolaire de l’école pour tous peut-il devenir un apprentissage de tous au désir et à la capacité d’autoformation individuelle et collective pour une meilleure maîtrise des temps sociaux libres et contraints de la vie quotidienne ?


GRUNDTVIG Nikolay Frederik Severin (1783-1872)

Seul éducateur danois de stature internationale, Nikolay Frederik Severin Grundtvig fut aussi un théologien, un historien et un écrivain qui exerça une profonde influence sur la vie de son pays. Le fait que 271 des 754 cantiques qui composent le recueil national sont de sa plume illustre bien la pérennité de son apport au patrimoine danois. La majeure partie de son oeuvre n’a toutefois jamais été publiée (une édition complète compterait une bonne centaine de volumes), et c’est seulement à une date relativement récente que ses écrits sur l’éducation ont été traduits notamment en anglais.
Pourtant, le mouvement des collèges populaires danois, que ses écrits ont inspiré, a valu à Grundtvig le surnom de « père de l’éducation des adultes en Occident ».

Lorsque, dans les années 1830, le Danemark s’engagea sur la voie de la démocratie en instituant des diètes consultatives où étaient représentés tous les États du royaume (y compris la paysannerie), Grundtvig considérant que, pour avoir voix au chapitre dans ces assemblées, les « ordres inférieurs » devaient avoir reçu une formation appropriée qui leur permette de prendre effectivement part aux débats, multiplia ses écrits sur l’éducation. D’abord sceptique, il s’affirma bientôt convaincu que la « voix du peuple » se faisait réellement entendre dans ces instances et poursuivit donc ses projets éducatifs avec énergie.
Avant de se muer en théoricien de l’éducation vers 1830, Grundtvig avait mené une carrière mouvementée d’ecclésiastique. En raison de ses écrits polémiques et de ses manières souvent caustiques, il demeura une bonne partie de sa vie frappé de l’interdiction de prêcher ou du moins d’administrer les sacrements. Il fallut l’intervention de Christian VIII lors de son accession au trône du Danemark, pour qu’à l’âge de 55 ans il obtienne enfin une charge permanente comme chapelain de Vartov, un hospice de Copenhague pour femmes âgées. Ce poste peu important (que Grundtvig devait occuper jusqu’à sa mort, à l’âge de 89 ans) lui laissa le loisir de poursuivre son oeuvre féconde. Il ne fit paraître le recueil complet de ses essais sur l’éducation que quelques semaines à peine avant de s’éteindre.

Il avait reçu une bourse royale pour le récompenser d’avoir traduit d’anciens mythes et sagas nordiques. Trois autres bourses lui furent accordées par le roi en 1812, 1830 et 1831, et une quatrième par la reine, en 1843, afin de lui permettre de se rendre en Angleterre. Ses trois premiers séjours en Angleterre, durant lesquels il eut l’occasion d’observer par lui-même le système éducatif anglais tout en poursuivant son travail sur la mythologie nordique, et l’évolution rapide de la situation politique et sociale au Danemark portèrent Grundtvig à rédiger, dans les années 1830, une série de textes, dans lesquels apparaît pour la première fois la notion de collège populaire.
Le premier ouvrage qu’il consacra à l’éducation, Det danske Für-Kløver [Le trèfle à quatre feuilles danois], fut rédigé en 1836. Il s’y désespérait de l’état dans lequel se trouvait réduite la « splendeur » du « trèfle à quatre feuilles » (le roi, le peuple, la patrie et la langue maternelle). La solution, affirmait Grundtvig, était que la « voix du peuple » s’élève pour réclamer la création d’une école supérieure populaire « où il ne serait question que du roi et du peuple, de la patrie et de la langue maternelle, et où les bardes chantant les louanges du roi et de la patrie avec les mots qu’ils ont tirés de la bouche même du peuple seront contraints de se rendre utiles à l’un et à l’autre, pour leur subsistance et leur honneur ».
En même temps qu’il faisait l’apologie des vieux bardes et d’une école populaire accordant
une place centrale à la tradition orale, Grundtvig pourfendait inlassablement le latin, « langue qui domine au Danemark depuis six cents ans » et les écoles secondaires qui en étaient les dépositaires — « écoles de mort » qu’il opposait aux « écoles de vie » où serait dispensée la « parole vivante ».
C’est dans Le trèfle à quatre feuilles danois (1836) que Grundtvig énonce l’objectif fondamental qu’il assigne à l’éducation : « Livsoplysning » (la connaissance de la vie).
Mais c’est deux ans plus tard seulement, dans Skolen for Livet og Akademiet i Søro [L’école de vie et l’académie de Søro] (1838), qu’il tentera (à la demande du roi Christian VIII) d’approfondir ses idées sur l’éducation. Dans L’école de vie, Grundtvig réitère ses attaques contre les études latines, mais il se montre plus critique encore à l’égard des connaissances livresques et des examens. La connaissance suppose « un contact vivant et l’échange avec autrui ». Dans la deuxième partie de L’école de vie, où il ébauche le programme d’enseignement d’une telle institution, Grundtvig place l’« enseignement mutuel » et l’«échange vivant ». Cette notion d’« échange vivant » constitue la pierre angulaire de L’école de vie.

Durant les années 1840, Grundtvig continua d’affirmer la nécessité de créer des collèges populaires au Danemark, en particulier dans Bøn og Begreb om en Danske Høiskole I Søro [Plaidoyer et explications pour un collège à Søro] (1840) et dans une section de Lykonskning til Danmark med Det Danske Dummerhoved og Den Danske Høiskole [Félicitations au Danemark pour les ânes danois et le collège danois] (1847), ouvrage qui peut être considéré comme l’aboutissement de l’oeuvre écrite de Grundtvig en tant que théoricien de l’éducation. Grundtvig se préoccupe davantage de l’organisation même du collège populaire et s’intéresse à des points de détail tels que le conseil des élèves, l’enseignement mutuel ou les discussions sur les questions concernant la vie des Danois. Le collège populaire tel qu’il l’imaginait devait accueillir des élèves de tous âges, issus de différents milieux socio-économiques, qui, tous ensemble, resserreraient les liens de fraternité qu’il entendait créer entre eux et apporteraient la preuve que l’appartenance commune à l’espèce humaine l’emporte sur les croyances religieuses ou politiques de chacun.
Bien que le premier de ces établissements ait été fondé à Rødding, dans le Jutland du Sud en 1844, c’est à d’autres qu’il revint de développer le mouvement des collèges populaires (Grundtvig restant retranché dans son étude et sa paroisse de Vartov).
En 1864, il existait quinze collèges populaires au Danemark.

Grundtvig fut, à de nombreux égards, un citoyen du monde ; à preuve, le fait qu’il écrivit non pas une histoire du Danemark, mais une histoire universelle en trois volumes. L’un de ses disciples du XXe siècle, Peter Manniche (qui, en 1921, créa à Elseneur le Collège populaire international), ne manquait jamais de souligner la dimension internationale de Grundtvig et de faire valoir que, convenablement adapté, le principe des collèges populaires offrirait de riches possibilités aux pays en développement.

méthode : action grundtvig
L'action GRUNDTVIG fait partie du programme SOCRATE (2000-2006). Elle vise à améliorer la qualité et la dimension européenne de l'éducation des adultes dans le sens le plus large du terme, et à faciliter l'accès de tous les citoyens européens à l'apprentissage tout au long de la vie. Le programme européen GRUNDTVIG permet d'offrir des formations à ceux qui souhaitent élargir leurs compétences et également à ceux qui ont quitté l'école sans aucune qualification. Il permet également d'encourager l'innovation en matière de parcours éducatifs alternatifs, de promouvoir l'éducation tout au long de la vie auprès des adultes, ou encore des méthodes d'enseignement novateur comme les "écoles de la deuxième chance". Il permet aussi la mise au point d'outils et de méthodes d'évaluation, de validation ou de certification des connaissances et compétences acquises d'une manière non formelle, informelle ou autodidacte.
Le programme SOCRATES fonctionne par appel à candidatures publié au Journal officiel de l'Union européenne. Au niveau européen, la Commission européenne est assistée par le bureau d'assistance technique Socrate, Leonardo et Jeunesse. En France, l'Agence SOCRATES/LEONARDO est responsable de la mise en place du programme.
Le budget pour le programme SOCRATES II pour 2000-2006 s’élève à 1,85 milliards d’euros. Le financement maximum est 75 % du coût total du projet pour une durée maximale de 3 ans.

Les organismes pouvant y participer sont :

- les établissements d'éducation des adultes du secteur traditionnel ou du secteur informel;
- les universités menant des activités de recherche ou qui dispensent des cours pour adultes;
- les organismes de formation des formateurs d'adultes;
- les organisations socio-éducatives et culturelles, les associations à but non lucratif,
les syndicats, les bibliothèques, les musées ou les collectivités locales;
- les maisons d'édition, les médias, les instituts de recherche peuvent être partenaires.

La priorité est donnée :
- aux projets qui évaluent et diffusent les résultats de plusieurs projets antérieurs en utilisant des approches novatrices auprès d'autres pays ou groupes cibles ;
- aux projets sur la connaissance des langues et des cultures européennes, la formation initiale ou continue du personnel enseignant, l'égalité des chances entre hommes et femmes ;
- aux projets concernant les adultes ayant des besoins spécifiques en matière d'éducation ou dépourvus de connaissances élémentaires ;
- aux projets destinés aux adultes vivant dans des régions rurales ou en difficulté socio-économique.

Afin de participer à cette action, les établissements doivent contacter le service international du rectorat ou l'Agence SOCRATES/LEONARDO ; la sélection s'effectue en deux étapes (sélection d'un pré projet puis du projet). La première étape s’effectue e 1er mars de chaque année directement à l'agence nationale Socrate- Leonardo da Vinci, puis 12 semaines avant la date pour les bourses individuelles de formation directement à l'agence nationale.
De plus, les coordinateurs des projets doivent envoyer leur proposition à la Commission européenne et/ou à l'Agence SOCRATES/LEONARDO, selon la partie de GRUNDTVIG concernée (Grundtvig 1 à 4).

FREIRE PAULO (1921-1997)

Paulo Freire est né dans une famille bourgeoise du brésil qui connaît la faim suite à la grande dépression, et qui lui enseigne le respect des autres et l’importance du dialogue. Ces principes, il va les appliquer dans sa pédagogie des adultes. La faim qu’il connaît à cause de la crise que vit son pays, va le décider à lutter contre la famine.
Plus tard, il s’inscrit à l’Université de Récife où il étudie le droit, la psychologie du langage et la philosophie. Il travail aussi en tant que professeur de portugais à temps partiel.
Il épouse une enseignante au primaire, en 1944. Ils ont cinq enfants, et à partir de là il s’intéresse aux théories éducatives en allant chercher dans pédagogie, la philosophie et la sociologie de l’éducation.
Lorsqu’il entre au barreau, il travail d’abord en tant qu’agent d’aide social puis devient directeur du département d’éducation, de culture et de travail social de l’Etat de Pernambouco. Ici, il entre au contact des gens les plus pauvres des centres urbains. Cette prise de contact lui permet de développer, avec ces personnes, de nouveaux moyens d’échanges et donc, d’élaborer les bases de sa dialectique pédagogique de l’éducation des adultes.

En 1958, il présente un rapport : l’Education des adultes et les populations marginales : les problèmes des Mocambos. Ce programme est innovant en ce qui concerne l’éducation permanente des adultes : l’éducation doit se fonder sur l’apprentissage de la lecture et de l’écriture vécu au quotidien par les adultes. Ce rapport le classe comme éducateur progressiste.
En 1959, il obtient un doctorat à l’Université de Récife où il donne des cours et anime des séminaires.
En 1960, Paulo Freire est directeur d’un Service à l’Université de Récife où il construit un programme d’alphabétisation des adultes pour les paysans du nord-est du pays. Son programme est ensuite appliqué dans tout le pays par des volontaires
Lui et ses collaborateurs gagnent l’attention des pauvres grâce à leur pensée qui veut que chaque citoyens prenne part aux décisions politiques. Les pauvres ont l’espoir d’une vie meilleure, mais les plus riches et les militants ne sont pas d’accord avec ces idées.
Un coup d’Etat va renverser le gouvernement en avril 1964, ce qui va entraîner la disparition des mouvements progressistes.
Paulo Freire est mis en prison pour activités « subversives » et interrogé pendant soixante-dix jours. C’est ce qui va le pousser à écrire l’Education comme pratique de la Liberté. Dans cet ouvrage, il analyse son échec de changement politique au Brésil.
Plus tard, il est expulsé au Chili. Là-bas, il travail à un programme d’alphabétisation pendant cinq ans.

Fin des années 1970, il connaît les révoltes étudiantes, la lutte pour l’intégration des Noirs et l’opposition à la guerre du Viêt-Nam aux Etats-Unis.
A l’Université d’Harvard, il devient professeur au Centre d’études en éducation et développement.
En 1974, quand il quitte les Etats-Unis, il élabore le plus célèbre de ses écrits :
Pédagogie des opprimés. Il y présente l’éducation comme un chemin qui mène à la liberté.
Par la suite, il part en Suisse et voyage dans le monde entier. Ses idées et son programme pédagogique se diffusent dans des pays tel que l’Afrique et l’Asie.
Paulo Freire, rentre d’exil en 1980, invité par son pays. La même année, il reçoit le prix Roi-Beaudoin. Il devient enseignant à l’université pontificale de Sao Paulo, et le pays reconnaît ses idées. Il participe à la vie politique et procède à une intervention socio-éducative intense.
1986, Freire reçoit le prix UNESCO de l’éducation pour la paix.
Il devient secrétaire de l’éducation à la mairie de Sao Paulo en 1989. Là, il dirige la réforme scolaire dans la plus grande ville du pays. Cette réforme va améliorer les infrastructures scolaires et pédagogiques, les salaires des enseignants, et elle va renouveler les programmes d’études.
Plus tard, il retourne à l’université pontificale de Sao Paulo pour se concentrer sur l’écriture et la lecture.
Paulo Freire va décéder quelques jours après la publication de son dernier ouvrage : La pédagogie de l’autonomie. Il sera celui qui aura le plus marqué la pédagogie de la deuxième moitié du XXème siècle, et aura inspiré des éducateurs progressiste à travers toute la planète.

méthode : Paolo Freire
Au Brésil, l’éducation traditionnelle est celle des dominant. La culture des paysan opprimé est dévalorisée et décrédibilisé à leurs yeux. En effet, on leur montre par comparaison, leur ignorance d’un savoir considéré comme seul savoir valide. Dans ce type d’éducation, le savoir est donné de façon verticale et autoritaire. L’homme est considéré comme un objet malléable maintenu dans l’état de « conscience naïve » (l’individus perçoit les problèmes de la société comme des accidents ou des coïncidences).
Paulo Freire va donc considérer l’éducation comme une pratique de la liberté. L’alphabétisation sera donc un acte politique. L’apprentissage de la lecture est une étape pour faire participer l’homme à la vie de la société. Les professeurs deviennent des « animateurs culturel ». Ils sont en interrelations avec les alphabétisant et apprennent eux aussi. Ils ne se contentent de transmettre uniquement un savoir, tous les participant sont actifs.

La méthode de Paulo Freire consiste, dans un premier temps, à une prise de conscience. Sa méthode a fait l’objet d’expérience répétée pendant plus de vingt ans dans des régions rurales et urbaines d’Amérique du Sud. L’enseignement est axé sur les problèmes et la réalité des analphabètes afin de leur apprendre à regagner leur pouvoir d’expression sur la base de leur expérience. La population est organisée en groupe que l’on nomme « cercles culturels ». Ces cercles discutent de leur réalité, analysent les conditions locales et élaborent des projets leur permettant d’agir sur la réalité.
Ainsi, le travail commence par des entretiens. Cela permet à l’animateur de connaître la réalité des alphabétisants et leur « univers linguistique de base ». De cette façon, il va procéder à la sélection de « mots générateurs ». Ces mots ont une capacité à évoquer le complexe social et à éveiller la conscience. L’animateur aura choisi ces mots pour leur richesse phonétique. D’autres mots peuvent être trouvé grâce à la décomposition des syllabes et à leur recombinaison.
Ensuite, le mot générateur est représenté graphiquement sur des diapositives ou des panneaux et présentés en cercle. Les alphabétisant vont alors « décodifier » la « situation existentielle » représentée. On voit de cette façon qu’ils sont capables de communiquer et d’agir entre eux à travers le dialogue.
C’est grâce à l’animateur qui pose des problèmes sous forme de question, que le groupe dépasse l’étape de la lecture naïve de la réalité. Les alphabétisant prennent conscience de leur place dans la société, de leur pouvoir de changer leur situation et de la nécessité de savoir lire et écrire.
A la fin de cette étape, les mots sont canalisé en tant que symbole graphique et apparaissent sur la diapositive qui a été précédemment analysé.

Paulo Freire a montré qu’il ne fallait pas plus de dix-sept^t mots générateurs pour apprendre à lire en portugais et en espagnol, ce qui équivaut à une trentaine d’heures pour un groupe de vingt-cinq personnes.

LENGRAND Paul

biographie :
Paul Lengrand est né à Camblain-Châtelain dans le Pas de Calais en 1910. Il enseigne les lettres et la littérature classiques en France et au Canada. De 1944 à 1946, il a dirigé le Centre d’éducation ouvrière de Grenoble et a participé à la fondation du mouvement d’éducation des adultes « Peuples et culture » dont il a été le président pendant de nombreuses années. Fonctionnaire international et consultant, il a travaillé au Canada, dans divers pays africains et en Italie où il a séjourné trois ans. Pendant les 22 ans qu il a passé à l’UNESCO, à l’OCDE et à la Commission internationale sur le développement de l’éducation, il a eu l’occasion de suivre l'évolution de l’éducation des adultes et, par diverses études, a contribué à l’élaboration du concept de l’éducation permanente.

méthode :
Dans un contexte de remise en cause générale des systèmes éducatifs, et dans la foulée des évènements de mai 68, une succession de rapports et de publications introduisent une notion dont découle l'actuel concept d'apprendre tout au long de la vie. En 1970, Paul Lengrand présente lors d'une conférence de l'Unesco un rapport intitulé "Introduction à l'éducation tout au long de la vie". Suite a ce rapport, l'Unesco créer une commission internationale sur le développement de l'éducation, composée de sept sages venant de différents pays mais intervenants à titre individuel, et présidé par Edgard Faure. Une enquête internationale sur l'état de l'éducation leur est confiée. En 1972, cette commission publie le résultat de ces travaux sous la forme d'un rapport intitulé "Learning to be: the world of education today and tomorrow". Confirmant le droit et le besoin de chaque individu d'apprendre tout au long de sa vie, le rapport prône l'intégration des contextes d'apprentissages formels et informels, une distribution équitable des ressources entre les deux ainsi qu'entre les activités d'éducation destinées au plus jeunes et celle au profit des plus agés. L'accent est mis non pas sur le type de système dans lequel l'apprenant est formé, mais sur la qualité de la formation qu'il reçoit. Une plus grande flexibilité au niveau des prérequis est recommandée. Le rapport affirme son orientation en faveur d'une démocratisation de l'éducation pas la suppression des barrières qui empêchent l'accès des moins favorisés à l'éducation. Il se prononce également en faveur d'une plus grande participation des apprenants dans la conception et la gestion des processus éducatifs auxquels ils participent.

SCHWARTZ Bertrand : (né en 1919)

Biographie :
Diplômé de l’Ecole polytechnique, Bertrand Schwartz rejoint les Forces françaises libres et combat au sein de la Division Leclerc. A la Libération, après avoir travaillé comme mineur de fond, il intègre l’Ecole des mines de Nancy. Il y est d’abord professeur, puis directeur. Il institue le stage d’ouvrier mineur pour les futurs ingénieurs. En 1960, il est nommé à la direction du CUCES, le Centre universitaire de coopération économique et social de Nancy. C’est dans ce cadre qu’il a animé, de 1964 à 1970, une vaste action de formation collective des mineurs du bassin de Briey. Depuis lors, Bertrand Schwartz n’a cessé de travaillé avec « les personnes dites de faible niveau de formation ». Il fut, de 1968 à 1972, conseiller de l’éducation permanente au sein de l’administration de l’Education nationale. Il enseigna ensuite à l’Université Paris-IX - Dauphine.
En mars 1969, il créa la revue « Education permanente ». Dès son origine, la revue « Education permanente » se propose comme un instrument de travail commun aux enseignants et aux formateurs d’adultes, un lieu où ils pourront s’interpeller, analyser leurs expériences et leurs orientations, un instrument de critique et de compréhension, un outil d’analyse scientifique.
En 1981, à la demande du premier Ministre Pierre Mauroy, Bertrand Schwartz rédige un rapport sur l’insertion professionnelle et sociale des jeunes. Il y préconise notamment la création des Missions locales qui, dans son esprit, doivent constituer le lieu de coopération d’un ensemble d’intervenants bien plus qu’une nouvelle institution se superposant à d’autres. Il est, un temps, délégué aux Missions locales. En 1983, il lance l’opération Nouvelles qualifications, une approche profondément renouvelée de la formation en alternance au profit de jeunes en situation d’exclusion. De 1986 à 1989, il travaille sur l’évolution des qualifications ouvrières à MCA (Renault) - Maubeuge.
Bertrand Schwartz, qui est également membre du Conseil économique et social, a publié deux livres consacrés à l’école : L’Education demain (1973) et Une autre école (1977). Il vient de faire paraître Moderniser sans exclure (La Découverte). S’appuyant sur plus de trente années d’expériences sociales, cet ouvrage propose une réflexion neuve sur les hommes et l’entreprise. « Moderniser sans exclure » est également le nom d’une association que Bertrand Schwartz a récemment créé.

Sa méthode : Les missions locales
Les missions locales sont à l’origine issue de la commande d’une étude du premier Ministre : Pierre Mauroy, le 10 juin 1981.
La mission a pour objectif la réalisation d’une meilleure insertion dans la vie professionnelle des jeunes de 16 à 21 ans.
Bertrand Schwartz, investigateur de la mission, a pour but :
De qualifier professionnellement les jeunes.
De réduire les inégalités de chances (exemple : discriminations dues à l’age…)
Rétablir le dialogue entre les générations.
Utiliser les capacités créatrices des jeunes et les préparer à une qualification sociale.
Pour ce faire, Schwartz va associer les jeunes à toutes les décisions qui concernent la société, il va agir sur la société dans son ensemble tout en respectant les priorités du gouvernement.
Tout débute en 1981 : Dans le rapport qu'il remet au Premier Ministre, Bertrand Schwartz souligne que la "remise en jeu économique et sociale des jeunes" ne pourra se faire sans une vaste collaboration de l'ensemble des forces sociales et la participation des jeunes eux-mêmes. Le rapport préconise une politique d'ensemble concernant la qualification des jeunes, le développement de l'alternance et du tutorat en entreprise, et la mobilisation de toutes les ressources pour offrir des réponses adaptées dans tous les domaines : formation et emploi, loisirs, santé, logement, culture. Il propose la création de missions locales sous la forme d'une équipe pluridisciplinaire chargée d'être le pivot d'un dispositif d'animation au plus près des jeunes, de coordonner les efforts et d'appliquer le principe de la "discrimination positive".
En 1982, 850 Permanences d'Information et d'Orientations (PAIO) sont créées, afin d'orienter les jeunes de 16 à 18 ans vers les stages d'insertion. Les missions locales sont mises en place, dans un premier temps à titre expérimental, pour apporter aux jeunes de 16 à 25 ans, une aide plus étendue, dépassant l'orientation professionnelle, leur permettant d'élaborer un projet d'insertion sociale et professionnelle et de le mettre en oeuvre dans tous les aspects de la vie quotidienne. La circulaire du 9 avril 1982 prévoit que les missions locales sont constituées sous forme d'associations, présidées par un élu et réunissant, dans leurs instances, l'ensemble des partenaires de l'insertion : élus, administrations, partenaires économiques et sociaux, associations. 61 missions locales sont crées dans les territoires où l'on trouve le plus de jeunes sans formation ni qualification.
En 1984, Bertrand Schwartz lance l'opération "nouvelles qualifications", qui va mobilier pendant 4 ans, 300 entreprises et 70 organismes de formation. En Janvier 2002, les missions locales fêtent leur vingtième anniversaire lors de la rencontre nationale de Grenoble.

mercredi, décembre 28, 2005

Annexe bibliographie

BIBLIOGRAPHIE



Ouvrages généraux :

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- Jacques Martin et Gaston Paravy, Rencontres internationales de l’éducabilité permanente ; Pédagogie de la médiation : Autour du PEI, Programme d’Enrichissement Instrumental du professeur Feuerstein, 1990, Lyon, Chronique Sociale


… jusqu’au troisième âge :

- Norbert Glas, Nous aurons une vieillesse lumineuse : l'éducation permanente pour les jeunes et les vieux, trad. de l'allemand par André et Lucie Guy. - [Nouv. éd.] 2001, Paris : Triades. (Champ)

- Fondation nationale de gérontologie, Gérontologie et société : éducation permanente au-delà des 60 ans, 1980, Paris : Cahier de la Fondation nationale de gérontologie


Etudes et recherches diverses sur l’éducation permanente:

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- Gaston Pineau. Produire sa vie : autoformation et autobiographie. Paris, Edilig, 1983

- Gaston Pineau. Temps et contretemps en formation permanente. Paris, UNMFREO , 1986

- Henri Desroche, Entreprendre d'apprendre: de l'autobiographie raisonnée aux projets d'une recherche-action. Paris, Éditions ouvrières,1991

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- Moacir Gadotti. L'Education contre l'éducation : l'oubli de l'éducation au travers de l'éducation permanente. Lausanne, Ed. l'Age d'homme, 1979

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Revues et périodiques :

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Education des adultes. Sciences de l’éducation. n° 4, Saint-Denis : Université Paris VIII, 1982

Chômage Formation. n° 6, Saint-Denis : Université Paris VIII, 1983

Relations Universités / entreprises. n° 13, Saint-Denis : Université Paris VIII, 1987

La reconnaissance des acquis : enjeux, terrains… n°14, Saint-Denis : Université Paris VIII, avril 1987

Culture d’entreprise et formation. n° 15, Saint-Denis : Université Paris VIII, 1988

Culture technique et formation. n° 17, Saint-Denis : Université Paris VIII, avril 1989

L’approche multiréférentielle en formation et en sciences de l’éducation. n° 25-26, Saint-Denis : Université Paris VIII, avril 1993

Le travail de l’interculturel. Nouvelles perspectives pour la formation. n° 37-38, Saint-Denis : Université Paris VIII, 1999

Expérience et formation : autour des lois sur la reconnaissance. n° 41-42, Saint-Denis : Université Paris VIII, 2001


- Education permanente :

Association Nationale pour la Formation professionnelle des Adultes, La formation des formateurs : l'expérience de l’Afpa. Paris, Ed. Education permanente, 1989

Roland Alcouffe, Formation professionnelle nouveaux enjeux, nouvelles méthodes : l'expérience de l’afpa, 1990, Arcueil : Ed. Education permanente,

Association nationale pour la formation professionnelle des adultes, Evolution des emplois : formation aux nouvelles compétences : l'expérience de l'Afpa. Arcueil, Education permanente, 1991

EDF-GDF, Pratiques de formation à EDF et GDF : témoignages du service interne de formation. Arcueil, Ed. Education permanente, 1991

Fabienne Berton . L'organisation qualifiante. Arcueil, Education Permanente, 1992


- Les Cahiers de l'éducation permanente :

Robert Mandra. La Mosaïque éducation. Paris : Ligue française de l'enseignement et de l'éducation permanente , 1982

José Baldizzone. De l'éducation populaire à l'animation globale. Paris, Ligue française de l'enseignement et de l'éducation permanente, 1975

Jean Simon. Pour et par le troisième âge. Paris, Ligue française de l'enseignement et de l'éducation permanente , 1978

Robert Penin, En sortant de l'école.. : les classes de découverte. Paris, Ligue française de l'enseignement et de l'éducation permanente, 1984


- Esprit :

E. Verne. Une scolarisation sans fin. H. Desroche. L’origine utopique. G. Roustang. A-t’on besoin de gens formés ? n°10, octobre 1974
Recherches à l’étranger :

- Association des Universités partiellement ou entièrement de langue française. L’université, l’éducation permanente et la société. Colloque d’Abidjan. Montréal, AUPELF, 1970

- Ravindra H. Davé, Daya A. Perera, Adama Ouane. Stratégie d’apprentissage pour la postalphabétisation continue au Mali, au Niger, au Sénégal et en Haute-Volta. Hambourg, Institut de l’UNESCO pour l’éducation, 1984

- Ravindra H. Davé, Daya A. Perera, Adama Ouane. Stratégie d’apprentissage pour la postalphabétisation continue au Kenya, au Nigeria, en Tanzanie et au Royaume-Uni. Hambourg, Institut de l’UNESCO pour l’éducation, 1985

- Ravindra H. Davé, Daya A. Perera, Adama Ouane. Stratégie d’apprentissage pour la postalphabétisation continue au Brésil, en Colombie, en Jamaïque et au Venezuela. Hambourg, Institut de l’UNESCO pour l’éducation, 1986

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